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L’été, une période plus difficile qu’on ne le pense : comment gérer l’isolement ?

Sensibilisation
Le 29/07/2026 par Mathilde Murzeau
Clock4 min
Le conseil intro

L’été est souvent présenté comme la période la plus agréable de l’année. Du temps libre. Du soleil. Des moments à partager. Sauf que pour certaines personnes, c’est exactement l’inverse. Moins de collègues. Moins d’interactions. Moins de repères. Et parfois, un sentiment qui s’installe sans prévenir : la solitude. Ce n’est pas toujours visible. Pas toujours facile à expliquer. Mais ça peut peser, surtout quand on vit déjà avec une fatigue, une maladie ou une situation personnelle complexe. Bonne nouvelle : ce que vous ressentez est loin d’être isolé. Et surtout, il existe des façons de mieux vivre cette période.

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Sommaire

1. Pourquoi l’été accentue le sentiment d’isolement
2. Le décalage avec les autres
3. Moins de structure, plus de flottement
4. L’impact sur la santé mentale
5. Remettre du lien, même autrement
6. Structurer ses journées
7. Alterner les moments
8. Ne pas minimiser ce que vous ressentez
9. Se créer des points d’ancrage
10. Se rappeler que cette période est temporaire
11. Conclusion
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1. Pourquoi l’été accentue le sentiment d’isolement

L’été change le rythme collectif.

Les équipes se vident.
Les interactions diminuent.
Les journées deviennent plus silencieuses.

Ce qui peut sembler agréable…
devient parfois pesant.

Le travail n’est pas qu’un lieu de production.
C’est aussi un espace de lien social.

Quand ce lien disparaît temporairement, le vide peut se faire sentir.

2. Le décalage avec les autres

Autre élément important : le décalage.

Tout le monde parle de vacances.
De moments partagés.
De déconnexion.

Et vous, vous êtes peut-être :

  • en train de travailler,

  • seul chez vous,

  • ou sans possibilité de partir.

Ce décalage peut renforcer le sentiment d’isolement.

Pas parce que vous êtes seul.
Mais parce que vous avez l’impression de ne pas être “dans le même moment” que les autres.

3. Moins de structure, plus de flottement

L’été casse les routines.

Moins de réunions.
Moins d’échanges.
Moins de cadre.

Et ce flou peut être déstabilisant.

Surtout si vous vous appuyez habituellement sur une structure pour rythmer vos journées.

Le problème n’est pas le calme.
C’est le manque de repères.

4. L’impact sur la santé mentale

L’isolement n’est pas anodin.

Sur la durée, il peut entraîner :

  • une baisse de motivation,

  • un sentiment de déconnexion,

  • une fatigue mentale,

  • parfois une forme de tristesse diffuse.

Et quand la santé est déjà un sujet, ces effets peuvent être amplifiés.

D’où l’importance de ne pas les ignorer.

5. Remettre du lien, même autrement

Premier levier : recréer du lien.

Pas forcément comme le reste de l’année.
Mais autrement.

Par exemple :

  • garder des échanges réguliers avec certains collègues,

  • planifier des moments de discussion, même courts,

  • maintenir un contact extérieur au travail.

Le lien n’a pas besoin d’être constant pour être utile.
Mais il doit exister.

6. Structurer ses journées

Quand le cadre disparaît, il faut parfois le recréer.

Cela peut passer par :

  • des horaires fixes,

  • des temps dédiés à certaines tâches,

  • des pauses planifiées.

Une journée structurée est souvent moins pesante qu’une journée floue.

Même en été.

7. Alterner les moments

Le piège, c’est de rester dans un seul type de rythme.

Travailler seul toute la journée, sans coupure.

Mieux vaut alterner :

  • temps de concentration,

  • moments de pause,

  • activités plus légères.

Cela permet de casser la monotonie.
Et de garder un minimum de dynamisme.

8. Ne pas minimiser ce que vous ressentez

“Ce n’est que l’été.”
“Ça va passer.”

Ces phrases peuvent pousser à minimiser.

Pourtant, le ressenti est réel.

Le reconnaître, c’est déjà se donner la possibilité d’agir.

L’isolement n’est pas un manque de volonté.
C’est une situation.

9. Se créer des points d’ancrage

Quand tout est plus instable, avoir des repères aide beaucoup.

Cela peut être :

  • un moment fixe dans la journée,

  • une activité régulière,

  • un rituel simple.

Ces points d’ancrage permettent de garder une continuité, même quand le reste change.

10. Se rappeler que cette période est temporaire

L’été donne parfois l’impression que le temps s’étire.

Mais cette période reste temporaire.

Les équipes reviennent.
Le rythme change.
Les repères se réinstallent.

Garder cette perspective permet de ne pas s’enfermer dans le moment.

Conclusion

L’été peut être une période plus difficile qu’on ne le pense, notamment à cause de l’isolement qu’il peut créer.

Conseil clé : ne laissez pas le vide s’installer sans rien faire. Remettez du lien, de la structure et des repères dans vos journées.

Parce que même si l’environnement change, vous pouvez agir sur votre façon de vivre cette période.

Et si vous souhaitez évoluer dans des environnements où le collectif reste présent toute l’année, y compris pendant les périodes creuses, les Vitrines Coline permettent d’identifier des entreprises qui prennent en compte ces dimensions souvent invisibles du travail.

Le 29/07/2026

À propos de l'auteur

Mathilde Murzeau

Journaliste spécialisée dans les questions de handicap invisible et d'inclusion professionnelle. Passionnée par les récits humains, elle donne la parole à ceux qui transforment le monde du travail par leur parcours unique.

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