Wave decoration

Prendre des congés quand on a une maladie chronique : pourquoi ce n’est pas toujours reposant ?

Absence
Le 22/07/2026 par Mathilde Murzeau
Clock4 min
Le conseil intro

Les congés, c’est censé être simple. On s’arrête. On se repose. On revient en forme. Dans la réalité, quand on vit avec une maladie chronique, ça se passe rarement comme ça. Vous partez en vous disant que vous allez récupérer. Et vous revenez en vous demandant pourquoi vous êtes encore fatigué. Parfois même plus qu’avant. Ce décalage peut être frustrant. Et souvent incompris. Bonne nouvelle : ce n’est pas un problème de volonté. C’est une réalité liée au fonctionnement du corps… et au rythme des vacances.

Decor

Sommaire

1. Les congés ne sont pas du repos par défaut
2. Le corps ne “reset” pas en quelques jours
3. Le changement de rythme peut fatiguer
4. La pression de “profiter”
5. Vouloir rentabiliser ses congés
6. L’absence de vraie récupération
7. Un décalage avec les autres
8. Comment adapter vos congés
9. Préparer le retour dès les congés
10. Accepter que les congés soient différents
11. Conclusion
DecorDecor

1. Les congés ne sont pas du repos par défaut

C’est le premier point à remettre à plat.

Être en congés ne veut pas dire se reposer.

Déplacements, organisation, activités…
Tout cela demande de l’énergie.

Les vacances sont souvent actives.
Et l’activité, même agréable, fatigue.

Quand l’énergie est déjà limitée, l’impact est encore plus visible.

2. Le corps ne “reset” pas en quelques jours

Il y a une idée très répandue : quelques jours suffisent pour récupérer.

Dans les faits, ce n’est pas si simple.

Quand la fatigue est installée, notamment liée à une maladie chronique :

  • la récupération est plus lente,

  • le repos doit être régulier,

  • l’énergie ne revient pas d’un coup.

Les congés ne sont pas un bouton “reset”.

Ils peuvent aider, mais ils ne corrigent pas tout.

3. Le changement de rythme peut fatiguer

On parle souvent du rythme de travail.
On oublie celui des vacances.

Horaires décalés, activités différentes, déplacements…

Le corps doit s’adapter.

Et s’adapter, ça demande de l’énergie.

Ce qui est censé être reposant peut devenir déséquilibrant.

4. La pression de “profiter”

C’est un élément souvent invisible.

En vacances, il y a une attente :
il faut en profiter.

Sortir.
Voir du monde.
Faire des activités.

Quand l’énergie ne suit pas, cette pression devient contre-productive.

Vous faites plus que ce que votre corps peut encaisser.
Et la fatigue s’accumule.

5. Vouloir rentabiliser ses congés

Autre réflexe fréquent : vouloir “rentabiliser” ses vacances.

Surtout quand elles sont limitées.

Résultat :

  • journées chargées,

  • peu de temps de repos réel,

  • rythme difficile à tenir.

Le problème, ce n’est pas l’envie de faire.
C’est l’absence de pauses.

6. L’absence de vraie récupération

Se reposer, ce n’est pas seulement ne pas travailler.

C’est récupérer.

Et pour récupérer, il faut :

  • du calme,

  • de la régularité,

  • des temps sans sollicitation.

Les vacances ne garantissent pas ces conditions.

Et sans ces conditions, la fatigue reste.

7. Un décalage avec les autres

Autre difficulté : le regard des autres.

“Vous êtes en vacances, vous devriez être reposé.”

Ce type de remarque peut renforcer le sentiment de décalage.

Parce que la réalité est différente.

Et que ce qui est simple pour certains ne l’est pas pour d’autres.

8. Comment adapter vos congés

Bonne nouvelle : il est possible d’ajuster.

Par exemple :

  • alterner journées actives et journées calmes,

  • limiter les activités énergivores,

  • prévoir des temps de repos réel,

  • adapter votre rythme à votre énergie.

L’objectif n’est pas de faire moins.
C’est de faire différemment.

9. Préparer le retour dès les congés

Un autre point clé : la reprise.

Revenir d’un coup peut amplifier la fatigue.

Vous pouvez :

  • prévoir un temps de transition,

  • éviter de rentrer la veille,

  • anticiper les premiers jours.

Le retour fait partie de la récupération.

10. Accepter que les congés soient différents

C’est souvent le point le plus important.

Vos congés ne ressemblent peut-être pas à ceux des autres.

Et c’est normal.

L’objectif n’est pas de suivre un modèle.
C’est de trouver ce qui vous permet de récupérer réellement.

Et parfois, cela passe par ralentir.

Conclusion

Prendre des congés quand on vit avec une maladie chronique ne garantit pas le repos. Entre activité, changement de rythme et pression sociale, la fatigue peut persister, voire augmenter.

Conseil clé : ne cherchez pas à faire des vacances parfaites. Cherchez à faire des vacances adaptées à votre énergie.

En ajustant votre rythme, en intégrant du repos réel et en acceptant de ralentir, vous augmentez vos chances de récupérer.

Parce que le vrai objectif des congés n’est pas de remplir son agenda.
C’est de préserver votre énergie.

Et si vous souhaitez évoluer dans des environnements qui comprennent ces réalités et facilitent des rythmes plus adaptés, les Vitrines Coline permettent d’identifier des entreprises qui prennent réellement en compte les enjeux de santé dans la durée.

Le 22/07/2026

À propos de l'auteur

Mathilde Murzeau

Journaliste spécialisée dans les questions de handicap invisible et d'inclusion professionnelle. Passionnée par les récits humains, elle donne la parole à ceux qui transforment le monde du travail par leur parcours unique.

Decor

D'autres conseils

Prendre des congés quand on a une maladie chronique : pourquoi ce n’est pas toujours reposant ? | Coline.Care