« Pour réaliser de grandes choses, il faut d’abord rêver » Coco Chanel

5 septembre 2020

Lorsque la maladie frappe à notre porte elle chamboule tout, nos projets, notre vie, nos envies aussi. Mal accueilli, ce coup d’arrêt se révèle pourtant être une opportunité inespérée pour repenser sa vie et mettre sur pied de nouveaux projets. Car comme le disait Coco Chanel, « pour réaliser de grandes choses, il faut d’abord rêver ». Quel meilleur moment alors que ce temps d’intériorité pour s’y laisser aller. 

Profiter de ce temps d’intériorité imposé par la maladie pour se mettre à rêver 

Pas le temps de réfléchir. Pas le temps de prendre du recul. La vie file à 1000 à l’heure et ne nous laisse que peu de respirations pour comprendre ce à quoi nous aspirons vraiment. Lorsque la maladie s’installe ou s’aggrave, notre monde bascule alors. Les projets s’effondrent, les doutes s’installent… pour un temps seulement.

Car très vite on comprend l’opportunité inespérée qui se présente à nous en cet instant. La maladie force parfois à se retirer du monde, à mettre la construction de sa vie sur pause. Mais elle est aussi l’occasion de replonger en soi, de renouer avec ses envies profondes. 

Si le corps est à l’arrêt, l’esprit lui peut aller puiser dans cette expérience pour recommencer à rêver. À condition bien sûr de se l’autoriser. Car ce moment de fragilité, de vulnérabilité est aussi pétri d’angoisses. Il faut alors se le répéter. La maladie n’enlève pas le droit de rêver, pas plus qu’elle ne condamne nos projets à venir. 

Ce coup du sort ne marque donc pas la fin mais le début de quelque chose d’autre. Une vie que l’on n’aurait pas pu vivre si ce temps d’intériorité ne nous avait pas été offert pour rêver, et rêver grand. 

Identifier ses rêves

Mais alors que tout se bouscule dans notre tête, comment comprendre ce à quoi nous aspirons vraiment ? L’idée ici n’est pas de tenter de figer sa pensée, mais d’essayer de laisser libre cours à son imagination. 

Faites alors place en vous. Puis projetez-vous, inventez, fantasmez, osez, laissez filer. Vous remarquerez alors peut-être avec étonnement qu’un fil conducteur se dessine entre chaque rêve. Des schémas, des rôles se répètent. 

Vous comprendrez en cet instant la nature profonde de vos rêves, ce qui vous anime dans la vie, ce qui vous motive, quels sont vos moteurs. Saisissez-les au vol et notez-les sur un carnet, chérissez-les. Voilà non pas vos promesses, mais votre agenda pour l’avenir. 

Martin Luther King disait ainsi : « Croyez en vos rêves ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous ils se réaliseront sûrement. » On ne pourra jamais trop se répéter alors en vous disant que la maladie n’est pas la fin de vos rêves. Croyez en votre capacité de résilience et en votre capacité à inventer une nouvelle façon de faire pour surmonter les obstacles. 

Ce qu’ils révèlent de mon identité

L’étape suivante après l’identification des rêves est celle de la compréhension de ce qu’ils révèlent de notre identité. La question à se poser après « ce que je veux faire dans la vie » est donc « qui je veux être, quel rôle je veux jouer dans cette existence ».

Là encore cette période d’introspection se présente comme le moment de bascule idéal pour y songer. 

Qu’est-ce qui se cache derrière ces rêves, ces fantasmes ? Bien des choses sont à y déceler. Vous pourrez par exemple comprendre que contrairement à ce que vous pensiez, vous êtes une personne avec de l’ambition, un esprit d’entreprise, une âme conquérante qui a soif de défis.

À l’inverse, vous découvrirez peut-être que des rêves ont été gravés dans votre tête par d’autres. Si vous rêvez de silence, de sens, de calmer le jeu, d’essentiel, peut-être que les objectifs et ambitions que vous poursuiviez jusqu’à présent ne vous correspondent pas vraiment. Votre cœur et votre âme rêvent d’ailleurs. Vous avez enfin réussi à l’entendre. 

En nous rendant vulnérables, la maladie nous fait ainsi ce cadeau de nous débarrasser des faux-semblants. Douloureuse dans un premier temps, cette perte de repères et d’identité est le moment idéal pour se révéler à soi et au monde. 

Mettre ses rêves en action

Mais rêver n’est que la première étape du processus. Joel Barker disait ainsi « Une vision sans action n’est qu’un rêve. De l’action sans vision ne fait que passer le temps. La vision conjuguée à l’action peut changer le monde. » Quelle que soit votre envie, changer le monde ou changer de vie, devra donc venir le temps de l’action.

Se mettre en mouvement, passer du rêve à la réalisation peut parfois paraître comme une étape trop grande, presque insurmontable. Mais les grandes ambitions peuvent se décomposer en petites victoires et actions.

La méthode Kaizen, révolution des petits pas nous encourage ainsi à atteindre de grands objectifs en visant l’amélioration continue. Si votre grand rêve est de changer de carrière, alors décomposez ce but en petites actions. Renseignements, formation, prise de contact avec d’autres professionnels, budget… consacrez-vous un peu chaque jour à cet objectif jusqu’à finir par l’atteindre même si vous n’y croyiez pas au départ.

Le temps de la maladie est ainsi une phase de repli sur soi, d’intériorité, d’introspection d’où naissent souvent de grands projets. Cette pause n’est pas une chance, mais une opportunité de rectifier la trajectoire, d’aller ailleurs ou plus loin que les objectifs que nous nous étions fixés jusqu’à présent. Quand tout s’effondre, ce qu’il y a à voir est la place qui nous est laissée pour tout réinventer… en mieux !